L'astuce, c'est l'appli. La constance, c'est vous.

Vous avez déjà laissé tomber un carnet de vocabulaire, les trente premières pages noircies et tout le reste encore vierge ?

Le problème n'est pas la volonté, c'est l'ordre. Quoi revoir, et quand : personne ne peut le décider à l'instinct. KotsuKotsu est une appli pour mémoriser le vocabulaire japonais, qui fait ce calcul à votre place. Elle réunit 18 557 mots japonais, des hiragana jusqu'au N1 du JLPT (test d'aptitude en japonais) et au-delà, et vous n'avez plus qu'à faire les cartes du jour.

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« Qu'est-ce que je révise aujourd'hui ? »

L'appli choisit pour vous. Elle commence par les 208 hiragana et katakana du tableau gojūon, puis traverse les niveaux N5, N4, N3, N2 et N1 du JLPT jusqu'au vocabulaire hors niveaux : 18 557 mots qui s'enchaînent en Jours de 50 cartes. Inutile de retenir où vous en étiez hier. Ouvrez l'appli : les cartes du jour sont déjà prêtes, et quand vous les avez finies, elle vous dit que c'est tout pour aujourd'hui.

« Je l'ai vu une fois, pourquoi je ne l'ai pas retenu ? »

C'est tout simplement ainsi qu'est faite la mémoire.

En 1885, Hermann Ebbinghaus a mesuré sur lui-même la vitesse à laquelle les souvenirs s'effacent, et en a tiré la courbe de l'oubli. Près de la moitié de ce qu'on vient d'apprendre disparaît en une heure, et plus des deux tiers en une journée. Si un mot bien appris hier ne vous revient pas aujourd'hui, ce n'est pas un manque de volonté.

Mais cette courbe a une faille. Se remémorer une chose juste avant de l'oublier aplatit la courbe. Voir un mot une fois par jour pendant dix jours le fait tenir bien plus longtemps que le voir dix fois dans la même journée. C'est ce qu'on appelle l'effet d'espacement, confirmé en 2006 par une méta-analyse de 317 expériences issues de 184 articles. Cette même étude montre que plus on veut se souvenir longtemps, plus il faut espacer les révisions.

Tout l'enjeu est donc de savoir quand arrive ce « juste avant d'oublier ». Et ça, personne ne peut le deviner au jugé.

« Alors, quand est-ce que le mot revient ? »

Au moment où la probabilité de vous en souvenir descend à 90 %.

KotsuKotsu trace une courbe de l'oubli propre à chaque carte, et vous interroge de nouveau au point où le souvenir commence à s'estomper sans avoir disparu. Revoir un mot une fois complètement oublié, c'est tout réapprendre ; le revoir trop tôt, alors qu'il est encore net, ne réchauffe rien. Un souvenir qu'on a eu du mal à se remémorer tient plus longtemps : l'appli cherche donc le moment où une seule révision rapporte le plus.

Essayer de retrouver le sens par vous-même avant de le voir renforce à lui seul la mémoire, bien plus que de relire. Ces quelques secondes de pause avant de retourner la carte sont le moment le plus important de l'appli.

À chaque bonne réponse, la courbe s'aplatit et le prochain rendez-vous s'éloigne. Un mot tout juste appris revient au bout de 10 minutes, un mot réussi plusieurs fois au bout de quelques jours, un mot bien ancré au bout de quelques mois. En cas d'erreur, l'intervalle se resserre. Sous chaque bouton de notation s'affiche le délai avant le prochain rendez-vous : vous voyez ce que votre réponse change avant d'appuyer.

Un carnet papier vous fait revoir les mots que vous connaissez déjà aussi souvent que ceux que vous ignorez encore. KotsuKotsu déplace ce temps vers les mots que vous ne connaissez pas. C'est pour cela qu'avec les mêmes 30 minutes, vous retenez davantage.

Le calcul est confié à FSRS, l'algorithme de répétition espacée intégré à Anki, un modèle affiné sur 700 millions de révisions de 10 000 vrais apprenants. KotsuKotsu en utilise la dernière version telle quelle. Vous pouvez aussi faire passer l'objectif de 90 % à 85 % ou 95 %. Plus haut, vous revoyez les mots plus souvent ; plus bas, moins souvent, au prix d'un peu plus d'oubli.

« Je les connais vraiment, ces mots ? »

Chaque mot a une température : sa position actuelle sur sa courbe de l'oubli, traduite en couleur.

Un mot tout juste appris est vert, encore bien chaud. Un mot que vous n'avez pas revu depuis longtemps refroidit en passant du jaune à l'orange, et un mot que vous avez raté trois fois ou plus finit par sombrer dans le rouge. Réviser, c'est réchauffer les mots qui ont refroidi.

Nous aurions pu afficher des chiffres, mais nous ne l'avons pas fait. « 73 % » se lit, puis s'interprète ; une couleur se saisit d'un coup d'œil. En faisant défiler une liste de mots, vous voyez d'emblée où sont les trous. Les tableaux des kana prennent les mêmes couleurs : les caractères que vous n'avez pas encore travaillés sautent aux yeux.

« Où en suis-je ? »

Votre série de jours d'étude, votre taux de réussite, votre moyenne quotidienne et le temps passé par carte s'accumulent jour après jour. Un seul calendrier d'activité retrace votre parcours, et vous voyez à l'avance combien de révisions vous attendent dans les prochains jours. L'appli vous indique même la date à laquelle vous aurez tout appris si vous gardez le rythme actuel.

« Et sur le site web, je peux faire quoi ? »

Vous y retrouvez le même vocabulaire que dans l'appli, directement dans votre navigateur. Cherchez parmi les 18 557 mots par écriture, lecture ou sens, puis descendez par niveaux et par Jours : chaque mot a sa propre page. Dans les listes, vous pouvez masquer les lectures et les sens, et mélanger les mots pour vous tester ; et si vous parcourez les cartes en les notant, les mots prennent ici aussi une température.

Les températures données sur le site ne restent que dans ce navigateur. Choisir les cartes du jour et ramener chaque mot au moment où vous alliez l'oublier, c'est le travail de l'appli. Le site sert à apprendre sur-le-champ un mot trouvé par une recherche ; l'appli, à tenir le rythme jour après jour.

« Pourquoi pas de phrases d'exemple ? »

Parce qu'elles ne servent pas à mémoriser les mots.

Chaque fois que nous avons envisagé une fonction, nous nous sommes posé la question : « Sans elle, peut-on encore mémoriser les mots ? » Les phrases d'exemple n'ont pas passé ce filtre. Les classements et les listes d'amis non plus, ni même la connexion. Sur la carte, il reste l'écriture en kanji, la lecture en hiragana, le sens, la classe grammaticale et l'origine du mot. Rien de plus.

« Pourquoi pas de classement ? »

Parce que le rythme des autres ne doit pas devenir votre étalon.

Le nombre de nouveaux mots par jour, la limite de révisions, l'objectif de mémorisation, l'heure à laquelle commence une nouvelle journée, l'ordre d'apparition des nouveaux mots, le nombre de boutons de réponse : c'est vous qui décidez de tout.

Pas de notifications non plus. Les pastilles qui s'accumulent et les rappels insistants ne font que vous mettre sous pression, et une appli qu'on ouvre sous la pression ne tient pas sur la durée. Votre série de jours d'étude est un relevé, pas une punition : elle ne vous alerte pas quand elle s'interrompt et ne vous supplie pas de la poursuivre. Ouvrez l'appli quand vous en avez envie.

Pas de compte. Votre historique d'étude reste entièrement sur votre appareil, et vous pouvez l'exporter dans un fichier pour le transférer sur un autre appareil si besoin.

Et aussi

  • La prononciation native se lance automatiquement quand vous retournez une carte
  • Quatre voix au choix, deux féminines et deux masculines, à télécharger une fois pour écouter hors connexion
  • Recherche par mot, lecture ou sens
  • Enregistrez les mots qui vous marquent et ajoutez-y vos propres notes
  • Les mots que vous oubliez et ceux que vous ratez souvent sont regroupés à part
  • Thèmes clair et sombre, avec effets d'arrière-plan et flou désactivables

C'est un outil de vocabulaire pensé pour les grands débutants qui commencent par les hiragana, pour les candidats qui révisent le JLPT niveau par niveau, et pour les adultes actifs qui apprennent le japonais en autodidacte, sans cours ni école de langues.

L'astuce, c'est l'appli. La constance, c'est vous.

Il vous suffit de finir les cartes du jour.